Visas américains : Washington étend le contrôle des réseaux sociaux aux journalistes étrangers

Visas américains : Washington étend le contrôle des réseaux sociaux aux journalistes étrangers

Selon le document interne cité par la publication américaine, le Département d’État entend exploiter l’ensemble des sources d’information disponibles dans le cadre de l’examen des demandes de visa.

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Les États-Unis, pays chantre de la libre circulation et de la liberté d’expression et d’opinion, prévoient d’étendre aux journalistes étrangers demandant un visa le contrôle de leurs activités sur les réseaux sociaux. Cette mesure, rapportée par le Daily Signal sur la base d’un document interne du Département d’État, s’inscrit dans le renforcement des procédures de vérification appliquées aux ressortissants étrangers souhaitant entrer sur le territoire américain.

Les journalistes désormais concernés

Le dispositif de contrôle renforcé des profils en ligne, déjà appliqué à plusieurs catégories de demandeurs, doit désormais inclure les journalistes étrangers ainsi que certains ressortissants du Mexique et du Canada.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a relayé sur la plateforme X l’article du Daily Signal faisant état de cette extension.

Selon le document interne cité par la publication américaine, le Département d’État entend exploiter l’ensemble des sources d’information disponibles dans le cadre de l’examen des demandes de visa. L’objectif affiché est notamment d’identifier les personnes susceptibles de se voir refuser l’entrée aux États-Unis pour des motifs liés à la sécurité nationale ou à la sécurité publique.

Une vérification présentée comme systématique

Le Département d’État affirme appliquer cette procédure de manière cohérente à l’ensemble des demandeurs concernés. La note souligne que chaque décision relative à l’octroi d’un visa relève « fondamentalement de la sécurité nationale ».

Washington rappelle également que l’obtention d’un visa américain constitue « un privilège accordé à la discrétion du gouvernement, et non un droit ».

Jusqu’à présent, le contrôle approfondi des réseaux sociaux concernait notamment les étudiants étrangers et les participants à certains programmes d’échanges culturels. Il leur est demandé de rendre publics les paramètres de leurs profils afin que les autorités américaines puissent examiner leur activité en ligne dans le cadre de la procédure de vérification.

Un nouveau volet du durcissement migratoire

L’extension annoncée aux journalistes étrangers élargit ainsi le champ d’application d’un dispositif devenu l’un des instruments du contrôle des entrées aux États-Unis.

Avec l’intégration de nouvelles catégories de visas dans cette procédure, l’examen de l’activité numérique prend désormais une place accrue dans les contrôles effectués par les autorités américaines avant l’octroi d’un visa.