Aides sociales directes : une majorité des bénéficiaires serait satisfaite, selon une enquête de l’Agence Nationale du Soutien Social

Aides sociales directes : une majorité des bénéficiaires serait satisfaite, selon une enquête de l’Agence Nationale du Soutien Social

Rabat – Un an et demi après le lancement du programme des Aides Sociales Directes (ASD), une enquête de terrain menée par l’Agence Nationale du Soutien Social (ANSS) met en lumière son impact sur les ménages bénéficiaires

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Rabat – Un an et demi après le lancement du programme des Aides Sociales Directes (ASD), une enquête de terrain menée par l’Agence Nationale du Soutien Social (ANSS) met en lumière son impact sur les ménages bénéficiaires. Si le dispositif est largement plébiscité pour son rôle dans l’amélioration des conditions de vie et la réduction de la vulnérabilité financière, une part importante des bénéficiaires exprime désormais le souhait d’accéder à un emploi stable ou à une activité génératrice de revenu.

Un soutien qui améliore le quotidien des ménages

L’étude réalisée par l’ANSS visait à évaluer non seulement les effets économiques des aides, mais aussi leur influence sur le bien-être et la résilience des bénéficiaires. Les résultats montrent une adhésion très forte au programme et une perception globalement positive de son impact.

Selon l’enquête, 87 % des bénéficiaires déclarent se sentir mieux depuis qu’ils reçoivent les aides sociales directes. Trois quarts d’entre eux affirment également que leur anxiété financière a diminué, signe d’un sentiment accru de sécurité face aux dépenses du quotidien.

Plus de neuf ménages sur dix se disent globalement satisfaits du programme. Les bénéficiaires saluent notamment la régularité des versements et la simplicité des procédures. Sept ménages sur dix indiquent n’avoir rencontré aucune difficulté particulière lors de l’inscription.

L’étude relève également que six ménages sur dix jugent les informations relatives au programme suffisamment claires, même si des attentes subsistent en matière de communication et d’accompagnement.

Des aides consacrées aux besoins essentiels

Les résultats confirment que les montants perçus sont majoritairement destinés à couvrir les dépenses de première nécessité. L’alimentation arrive largement en tête des postes de dépenses avec 58,6 % des sommes reçues.

La santé représente 13,3 % des dépenses, tandis que le logement, incluant l’eau, l’électricité et le loyer, absorbe 13,2 % des aides. L’éducation mobilise 7 % des montants perçus, devant les dépenses diverses, l’habillement et l’épargne.

Pour l’ANSS, cette répartition démontre que les aides jouent pleinement leur rôle de filet de sécurité pour les ménages les plus vulnérables. Elles permettent de sécuriser les dépenses indispensables et d’alléger les contraintes financières auxquelles sont confrontées de nombreuses familles.

L’enquête précise que les ASD représentent en moyenne 18 % du revenu global des ménages bénéficiaires, une contribution significative qui renforce leur capacité à faire face aux dépenses courantes.

Une meilleure résistance face aux difficultés financières

Au-delà du soutien immédiat, le programme semble contribuer à améliorer la résilience économique des bénéficiaires. Selon les résultats de l’enquête, 45 % des ménages ont pu rembourser tout ou partie de leurs dettes grâce aux aides reçues.

Par ailleurs, 46 % des répondants affirment être aujourd’hui mieux armés pour faire face aux imprévus sans recourir à un nouvel endettement. Cette évolution traduit une amélioration progressive de leur situation financière et de leur capacité à gérer les chocs économiques.

L’étude souligne également un niveau élevé d’optimisme concernant l’avenir des enfants. Ainsi, 77 % des bénéficiaires estiment que leurs enfants auront davantage de chances d’accéder à l’enseignement supérieur.

Ce résultat apparaît particulièrement significatif au regard du profil éducatif des ménages concernés. Parmi les bénéficiaires interrogés, 34,5 % disposent d’un niveau d’instruction limité au primaire, tandis que 31,3 % n’ont jamais été scolarisés.

L’emploi, principale attente pour l’avenir

Si le bilan du programme est largement positif, l’enquête révèle également une aspiration forte à l’autonomie économique. Près de 40 % des bénéficiaires souhaitent bénéficier d’un accompagnement vers l’emploi ou la création d’une activité génératrice de revenu.

Plus révélateur encore, 60 % des personnes interrogées se déclarent prêtes à renoncer aux aides sociales directes en échange d’un emploi stable. Cette donnée traduit la volonté d’une majorité de ménages de s’inscrire dans une dynamique durable d’insertion économique plutôt que de dépendre d’un soutien financier permanent.

Les bénéficiaires expriment également le souhait d’obtenir davantage d’informations sur les critères d’éligibilité et les procédures de recours, appelant à une communication plus ciblée.

Pour l’ANSS, ces résultats confirment que le programme a permis de stabiliser la situation financière des ménages les plus fragiles. Ils montrent aussi que les conditions sont désormais réunies pour renforcer les dispositifs d’accompagnement vers l’insertion professionnelle et l’autonomisation économique, nouvelle étape attendue par une partie importante des bénéficiaires.

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