Éducation : Akhannouch défend les premiers résultats de la réforme de l’école publique et des écoles pionnières,

Éducation : Akhannouch défend les premiers résultats de la réforme de l’école publique et des écoles pionnières,

Les chiffres communiqués font état de près de 7 millions d’élèves inscrits dans l’enseignement public durant l’année scolaire 2025-2026, dont environ 730.000 nouveaux inscrits, soit une hausse de 7,4 % par rapport à l’année précédente. Le secteur s’appuie sur plus de 299.000 enseignants répartis dans un réseau de 12.441 établissements scolaires.

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Devant la Chambre des représentants, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté un bilan de l’avancement de la réforme du système éducatif. Généralisation du préscolaire, développement des écoles pionnières, renforcement des dispositifs d’aide sociale et amélioration des infrastructures figurent parmi les principaux axes mis en avant. L’Exécutif affirme poursuivre ses efforts pour renforcer la qualité de l’enseignement public et réduire les disparités territoriales et sociales.

Une réforme présentée comme une priorité nationale

L’éducation demeure l’un des principaux chantiers du gouvernement. Lors de la séance mensuelle consacrée à la politique générale, Aziz Akhannouch a souligné que les réformes engagées s’inscrivent dans le cadre des orientations définies par la loi-cadre 51.17 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique.

Selon le Chef du gouvernement, l’objectif poursuivi consiste à restaurer la confiance dans l’école publique, à améliorer la qualité des apprentissages et à garantir l’égalité des chances entre les élèves, quels que soient leur région ou leur milieu social.

L’année scolaire actuelle est présentée comme une étape importante dans la mise en œuvre des réformes en cours. Le gouvernement affirme vouloir renforcer l’attractivité de l’école publique et consolider son rôle en tant qu’espace de formation et de mobilité sociale.

Les chiffres communiqués font état de près de 7 millions d’élèves inscrits dans l’enseignement public durant l’année scolaire 2025-2026, dont environ 730.000 nouveaux inscrits, soit une hausse de 7,4 % par rapport à l’année précédente. Le secteur s’appuie sur plus de 299.000 enseignants répartis dans un réseau de 12.441 établissements scolaires.

Le gouvernement met également en avant la progression du préscolaire. Le taux de généralisation a dépassé 80 %, avec plus de 985.000 enfants scolarisés et la création de plus de 11.000 nouvelles classes. La restructuration du partenariat associatif a conduit à une réduction du nombre d’associations gestionnaires, dans l’objectif affiché d’améliorer le suivi et la gouvernance.

Les écoles pionnières au cœur de la stratégie

Le programme des écoles pionnières constitue l’un des principaux leviers de la réforme. Selon les données présentées par le Chef du gouvernement, les évaluations réalisées par des organismes nationaux et indépendants montrent une amélioration des résultats scolaires dans ces établissements.

Les élèves issus des écoles pionnières obtiendraient des performances supérieures à celles observées dans les établissements ordinaires. Les évaluations citées font état d’un taux de réponses correctes de 59 % contre 37 % dans les écoles de référence. Les programmes de soutien pédagogique auraient également contribué à renforcer la maîtrise des compétences fondamentales, dont le taux est passé de 11 % lors du diagnostic initial à 45 % lors des évaluations finales.

Le dispositif a connu une montée en puissance rapide. D’une phase pilote de 626 écoles primaires en 2023-2024, il est passé à 4.626 établissements accueillant près de deux millions d’élèves durant l’année scolaire en cours.

La même logique est appliquée aux collèges pionniers. Le gouvernement affirme que cette expérience a permis de réduire sensiblement le décrochage scolaire. Le taux d’abandon serait passé de 8,4 % à 4,45 % entre les années scolaires 2023-2024 et 2024-2025 dans les établissements concernés. Aujourd’hui, 786 collèges pionniers accueillent près de 700.000 élèves. L’objectif annoncé est d’atteindre 1.363 établissements dès la prochaine rentrée.

Parallèlement, les Écoles de la deuxième chance – Nouvelle Génération ont permis la réinsertion d’environ 35.000 jeunes sortis prématurément du système scolaire.

L’aide sociale comme levier contre les inégalités

Le gouvernement place également les politiques sociales au cœur de sa stratégie éducative. Selon Aziz Akhannouch, près de 3,4 millions d’élèves ont bénéficié de l’aide sociale directe durant l’année scolaire 2025-2026, contre 2,7 millions un an auparavant. Parmi eux, 1,9 million vivent en milieu rural.

L’Exécutif considère ces mécanismes comme des outils destinés à réduire les inégalités et à lutter contre le décrochage scolaire. Les aides accordées aux familles ont été intégrées dans le dispositif de l’aide sociale directe afin de renforcer leur impact.

D’autres programmes ont également été renforcés. Le nombre de bénéficiaires des internats est passé de 126.000 en 2022 à près de 200.000 aujourd’hui, dont plus de 163.000 en milieu rural. Le transport scolaire profite désormais à plus de 700.000 élèves, tandis que les services de restauration scolaire concernent plusieurs dizaines de milliers d’enfants, principalement dans les zones rurales.

Ces dispositifs sont présentés comme des moyens d’améliorer l’accès à l’éducation dans les territoires les plus éloignés et de limiter les abandons liés aux contraintes économiques ou géographiques.

Infrastructures et investissements en hausse

Le gouvernement met enfin en avant les investissements réalisés dans les infrastructures éducatives. Entre 2022 et 2025, 758 nouveaux établissements scolaires ont été créés, dont 169 durant l’année scolaire actuelle. La majorité est située en milieu rural.

Le nombre d’écoles communautaires est passé de 226 en 2021 à 349 en 2025-2026. Ces structures sont présentées comme un outil de réduction des disparités territoriales et d’amélioration de l’accès à l’éducation dans les zones isolées.

Parallèlement, un vaste programme de réhabilitation a concerné 5.000 établissements scolaires. Les travaux ont porté sur la rénovation des infrastructures et la modernisation des équipements pédagogiques.

Selon les chiffres avancés, ces efforts ont contribué à réduire le taux de surpopulation scolaire de 9,4 % à 5,7 %. Dans le primaire, ce taux est passé de 6,5 % à 1,3 %, tandis que dans le cycle collégial il a reculé de 19,3 % à 10,29 %. Le gouvernement prévoit de poursuivre cette tendance dès la prochaine rentrée avec l’objectif de ramener la surpopulation à 1 % dans le primaire et à moins de 5 % dans les autres cycles.

L’ensemble de ces mesures s’appuie sur une hausse continue des ressources consacrées au secteur. Le budget de l’éducation est passé de 58 milliards de dirhams en 2021 à 99 milliards de dirhams en 2026, soit une progression de plus de 68 %, selon les données présentées par le Chef du gouvernement.

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