Stock stratégique énergétique : orientations et capacités en débat à la Chambre des représentants

Stock stratégique énergétique : orientations et capacités en débat à la Chambre des représentants

Selon les solutions présentées, l’utilisation des capacités disponibles, notamment celles relevant de la société SAMIR. Selon les analyses présentées, les niveaux actuels de stockage couvrent les besoins nationaux en gasoil, essence et fuel.

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 La ministre de la Transition énergétique, Leila Benali, a présenté devant la Chambre des représentants un ensemble de mesures visant à renforcer le stock stratégique des produits énergétiques, reposant sur l’augmentation des capacités de stockage, l’exploitation des installations existantes et une répartition territoriale plus équilibrée des infrastructures.

Une hausse des capacités de stockage programmée

Lors de son intervention, la ministre a indiqué que le premier axe repose sur l’augmentation des capacités nationales de stockage. Les investissements dans ce domaine ont enregistré une progression de plus de 30 % au cours des trois dernières années, permettant d’atteindre un volume global de 3,2 millions de mètres cubes en 2025.

Dans cette perspective, le ministère a identifié plusieurs programmes d’investissement couvrant l’horizon 2030. Ces projets visent à assurer un suivi des réalisations, tout en facilitant les procédures administratives liées à leur mise en œuvre, notamment en matière d’autorisations. Les projections font état d’une augmentation supplémentaire de plus de 1,5 million de mètres cubes d’ici 2030, pour un investissement global estimé à 6 milliards de dirhams, dont une part significative prévue dès 2026.

L’exploitation des infrastructures existantes

Le deuxième axe porte sur l’utilisation des capacités disponibles, notamment celles relevant de la société SAMIR. Selon les analyses présentées, les niveaux actuels de stockage couvrent les besoins nationaux en gasoil, essence et fuel.

Cependant, certaines filières présentent des contraintes, en particulier le gaz butane et le carburant aérien. Pour y répondre, des projets sont en cours afin d’augmenter les capacités de stockage de 400.000 mètres cubes pour le gaz butane et de 100.000 mètres cubes pour le carburant aérien à l’horizon 2030.

Une répartition territoriale à rééquilibrer

La troisième orientation concerne la distribution géographique des infrastructures de stockage. Actuellement, près de 80 % des capacités sont concentrées dans les régions de Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan.

Face à cette concentration, les investissements futurs devraient être orientés vers d’autres zones du territoire. Cette démarche vise à renforcer la résilience du système énergétique national et à diversifier les points d’approvisionnement et de stockage.

Le rôle attendu de Nador West Med

Dans ce cadre, le port de Nador West Med est appelé à jouer un rôle structurant. Ce site est envisagé comme un futur pôle dédié aux hydrocarbures et au stockage du gaz naturel.

Son développement s’inscrit dans une logique de diversification des infrastructures énergétiques et d’extension des capacités en dehors des zones déjà fortement équipées. Cette orientation devrait contribuer à améliorer la couverture territoriale et à soutenir les besoins croissants en stockage.

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