Pour le Premier ministre britannique, loin d’être ''un simple exercice tactique'', les tarifs américains signalent le début d’une nouvelle ère

Pour le Premier ministre britannique, loin d’être ''un simple exercice tactique'', les tarifs américains signalent le début d’une nouvelle ère

Le Royaume-Uni a obtenu le taux tarifaire le plus bas, soit 10%, ce qui est inférieur à celui de 20% visant l’Union européenne.

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Le Premier ministre britannique Keir Starmer alerte sur l’entrée dans une « nouvelle ère » commerciale après l’annonce de tarifs douaniers massifs par les États-Unis. Alors que Londres obtient le taux le plus bas, les conséquences économiques pourraient être lourdes pour l’industrie britannique, poussant le gouvernement à envisager des réponses concertées et à accélérer sa stratégie de résilience économique.

Londres - Loin d’être « un simple exercice tactique à court terme », les tarifs imposés par les Etats-Unis signalent le début d’une nouvelle ère à laquelle il faut se préparer, a affirmé, jeudi, le Premier ministre britannique, Keir Starmer.

« Nous sommes à un moment très important que nous devons comprendre. Nous entrons dans une nouvelle ère, et nous devons donc agir différemment », a dit M. Starmer, qui lançait la campagne de son parti travailliste pour les élections locales, prévues en Grande-Bretagne au mois de mai prochain.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mercredi des tarifs douaniers d’un minimum de 10% sur toutes les importations, qui entreront en vigueur le 5 avril. Des barrières plus élevées seront aussi appliquées à une soixantaine de pays le 9 avril, dans cette nouvelle rafale de tarifs.

Le Royaume-Uni a obtenu le taux tarifaire le plus bas, soit 10%, ce qui est inférieur à celui de 20% visant l’Union européenne.

Le Premier ministre britannique a comparé cette vague tarifaire à la révision des plans de défense et de sécurité actuellement lancée surtout en Europe. « Nous avons reconnu que nous sommes dans un monde en mutation », a souligné M. Starmer.

Il a, d’autre part, fait savoir qu’il a demandé à son gouvernement « d’aller plus loin et plus vite pour donner plus de résilience et plus de force » à l’économie britannique.

Le gouvernement britannique, qui a affirmé qu’il réagira « avec sang-froid et calme » aux tarifs américains, a lancé jeudi une consultation avec les entreprises du pays sur les implications de toute mesure de rétorsion.

Les entreprises du pays ont prévenu que ces droits douaniers, même à 10%, pourraient peser lourdement sur les industries britanniques, dont les exportations vers les États-Unis sont estimées à 60 milliards de livres Sterling.

Le PIB du pays sera sabré de 0,6% d’ici 2026 en raison de ces tarifs, indique l’Office for Budget Responsibility (OBR), l’organisme de surveillance des dépenses du gouvernement britannique. Ce chiffre pourrait atteindre 1% si Londres décide d’imposer des droits de rétorsion.

Le Royaume-Uni s’attache à la conclusion d’un accord commercial avec les Etats-Unis pour contourner les tarifs.

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