Législatives : La FGD promet une économie solide et un développement à dimension sociale

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La Fédération de la Gauche démocratique (FGD) s’est engagée à construire une économie nationale solide, productive, solidaire, ouverte, respectueuse de l’environnement, et basée sur une réforme politique aux dimensions sociales

Le programme électoral pour les les législatives du 7 octobre, de la FGD expose d’aborsd les principales caractéristiques de la politique économique actuelle, relevant par la même occasion  que cette politique est marquée par une faiblesse des taux de croissance, un déficit structurel du budget général, les maigres fonds alloués à l’investissement dans le cadre du budget, le manque de compétitivité de l’entreprise marocaine, un déficit structurel croissant de la balance commerciale, l’absence d’une stratégie économique en vue de réaliser le développement et la justice sociale et les résultats limités de l’économie solidaire.

Comme alternative, la Fédération menée par Nabila Mounib, propose de réhabiliter le rôle économique de l’Etat en tant qu’acteur stratégique dans les domaines de développement, de mettre en place une économie mixte, productive et solidaire à travers l’élaboration, dans le cadre d’une approche participative, d’un plan national fondé sur des choix sociétaux, sectoriels et territoriaux clairs et précis, d’adapter les équilibres macro-économiques aux équilibres sociaux et environnementaux et ce, en définissant des politiques publiques volontaristes pour assurer un décollage effectif de l’investissement productif, la promotion de l’emploi, l’élargissement du marché intérieur et la réduction des disparités sociales et spatiales.

La FGD s’engage aussi, à travers son programme électoral, à créer de grands pôles économiques dans chaque région, à élaborer le budget selon les exigences de développement en accordant la priorité aux infrastructures, aux services publics de base, au développement humain et à la préservation des ressources naturelles.

Elle promet aussi d’adopter une politique capable de contrôler le déficit, une politique volontariste, axée essentiellement sur l’investissement productif et créateur d’emplois, d’élaborer une stratégie économique et sectorielle complémentaire, de diversifier l’économie nationale à travers trois pôles et de s’assurer de leur complémentarité et cohésion : le secteur public, le secteur privé, et le secteur économique et social.

Par ailleurs, et toujours dans le cadre de son problème électoral, la Fédération des trois partis, en l’occurrence Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste (PADS), du Congrès national ittihadi (CNI) et du Parti socialiste unifié (PSU), promet l’instauration d’une politique de développement accordant la priorité à la dimension sociale, à travers l’élaboration d’un plan national pour la protection sociale.

Pour les composantes de la FGD,  le développement des secteurs sociaux passe principalement par une véritable réforme globale des régimes de retraite, l’élargissement de la base des bénéficiaires pour englober les professions libérales, les artisans et les commerçants autonomes, outre la hausse des pensions de retraite et de celles destinées aux veuves et l’activation de l’échelle mobile des salaires.

La FGD propose aussi d’instituer une véritable égalité homme-femme, condition sine qua non pour toute ascension économique et toute ouverture sociale et politique, de fusionner toutes les caisses à dimension sociale dans un seul Fonds, d’instaurer un régime complémentaire pour la lutte contre la pauvreté en réservant un revenu minimum social au profit d’un million de familles, soit près de 5,5 millions de personnes, et de mettre en place un plan d’action en vue de sensibiliser aux droits de l’enfant et aux dangers auxquels il fait face dans le travail domestique.

Dans le domaine agricole, la Fédération appelle à l’élaboration d’une nouvelle stratégie agricole qui répond aux exigences du développement du monde rural, soulignant l’importance de la qualification de l’élément humain en milieu rural pour lui permettre d’accompagner le progrès et faire face à la compétitivité, de la réhabilitation et de la mise en valeur des activités des coopératives et des associations, ainsi que de la modernisation et de l’activation du rôle des chambres d’agriculture.

La Fédération de la Gauche a, en outre, estimé que rendre justice au monde rural exige la mise en place d’un plan intégré qui permettra aux zones cibles de tirer profit des programmes d’enseignement, de santé, des services sociales et d’infrastructures.

Mettant en relief la grande importance qu’occupe la réforme du secteur de l’enseignement dans son programme électoral, la Fédération suggère, dans ce sens, la création d’un observatoire du marché du travail et de centres régionaux de l’emploi, de la formation et de l’enseignement réunissant les acteurs économiques et sociaux, les représentants de l’enseignement supérieur et de la formation, en vue de coordonner, proposer, évaluer et examiner les besoins actuels et futurs du marché du travail au niveau de chaque région.

La Fédération insiste aussi sur la nécessité d’instaurer une nouvelle politique de lutte contre le chômage, basée essentiellement sur une réforme structurelle du système de l’enseignement et de la formation professionnelle, la promotion de la recherche scientifique, la facilitation de l’intégration des jeunes chômeurs à travers des stages adéquats, l’appui des collectivités locales pour l’élaboration de programmes locaux de création d’emplois au profit des jeunes et l’incitation de ces jeunes à créer des coopératives et des activités génératrices de revenus.

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