société
Réseaux sociaux : les États durcissent l’accès des mineurs
Plusieurs pays ont instauré ou préparent des restrictions d’accès aux réseaux sociaux
De l’interdiction pure et simple au consentement parental, en passant par la limitation du temps d’écran, les États multiplient les mesures pour encadrer l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. L’Australie, la France, la Malaisie et les Émirats arabes unis ont déjà adopté des règles contraignantes, tandis que plusieurs pays européens préparent des dispositifs similaires. Partout, la vérification fiable de l’âge reste le principal obstacle à leur application.
Face aux inquiétudes suscitées par l’exposition des enfants aux contenus violents, au cyberharcèlement et aux mécanismes favorisant l’usage excessif des écrans, plusieurs pays ont instauré ou préparent des restrictions d’accès aux réseaux sociaux.
L’Australie a ouvert la voie avec l’un des dispositifs les plus stricts au monde. Depuis le 10 décembre 2025, les principales plateformes doivent prendre des mesures raisonnables pour empêcher les moins de 16 ans de créer ou de conserver un compte. Facebook, Instagram, TikTok, Snapchat, YouTube, X et Reddit sont notamment concernés. La responsabilité du contrôle repose sur les entreprises, passibles de lourdes sanctions financières.
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La France est devenue, en juillet 2026, le premier pays européen à adopter une interdiction générale pour les moins de 15 ans. Les nouveaux comptes doivent être bloqués à compter du 1er septembre, tandis que les plateformes disposent de quatre mois supplémentaires pour fermer les comptes existants. Elles devront recourir à un système de vérification de l’âge approuvé par l’autorité française chargée de la protection des données
La Malaisie interdit désormais aux moins de 16 ans de s’inscrire sur les plateformes. Les Émirats arabes unis ont, pour leur part, fixé l’âge minimal à 15 ans et imposé des contrôles renforcés, ainsi que des protections particulières pour les adolescents de 15 et 16 ans.
D’autres pays privilégient encore le consentement parental. En Italie, celui-ci est requis avant 14 ans. La Chine applique plutôt des limitations portant sur les horaires, la durée d’utilisation et les contenus accessibles.
Enfin, l’Espagne, la Grèce, la Norvège, le Danemark, la Pologne, la Slovénie et la Suède étudient ou préparent des dispositifs similaires. L’Union européenne envisage également un cadre commun, mais la vérification fiable de l’âge demeure le principal défi technique et juridique de ces politiques.