Un nouveau Yalta ''CORONA'' dans l’agenda 2021

5437685854_d630fceaff_b-
547
Partager :

On ne dérogera pas à cette règle cette fois encore.

Une telle conférence aura lieu, des accords seront signés entre les USA, la chine et l’UE (peut-être), ils tiendront compte des zones d’influence de chaque puissance mais il y aura des perdants car il y a toujours des perdants.

Alors, c’est ici et maintenant qu’il y a lieu de se mettre en ordre de bataille pour trouver sa place dans le nouvel ordre mondiale qui se négociera en fonction des rapports de force à la sortie de cette crise mondiale.

Seul les pays dits «reliable and useful » seront bien servis encore un fois.

Pour cela il faudrait, certes, capitaliser sur le Soft Power réel du Royaume, sur la percée diplomatique sans précédente au niveau international du pays, sur le stratégique partenariat économique avec l’Afrique et les ouvertures prometteuses vers la Chine et la Russie. 

Mais il faudrait aussi à mon humble avis :

Maintenir une gouvernance au niveau stratégique (Unité derrière le Roi) dans le cadre d’un front intérieur fort politiquement, économiquement et socialement, quoi qu'il en coûte.

Créer le Comité de veille stratégique et d’intelligence économique (Diplomatie, Finances, Industrie), c’est maintenant.

Installer des cellules permanentes de crises pour les secteurs les plus touchés (Tourisme, Textile, Automobile, Aéronautique, …), c’est maintenant 

Réarmer la diplomatie économique (Paris, Madrid, Londres, Washington, Pékin et Moscou,  .., G20), c’est maintenant 

Activer toutes les institutions chargées des MRE, c'est maintenant. 

Mobiliser des équipes commandos au ministère de l’industrie et du commerce extérieur, c’est maintenant.

Associer la classe politique par la diplomatie parallèle, c’est nécessaire.

S’entourer des meilleurs bureaux de conseils, c’est maintenant. 

Recruter les bons lobbyistes (Commission européenne à Bruxelles, Parlement européen à Strasbourg, Paris au siège de l’OCDE), c’est maintenant.

Entamer un road show auprès des fonds d’investissement, c’est maintenant.

Lancer les consultations avec les bailleurs de fonds institutionnels (FMI, BM, BAD, ….), c’est maintenant.

Activer le réseautage des Marocains du monde, particulièrement ceux dans les postes de décisions, pour un marketing politique d’influence, c’est maintenant.

Faire appel à tous les « Amis du Maroc » pour sensibiliser les leaders d’opinion et les médias les plus influents, c’est maintenant. 

Préparer le prochain Davos, c’est maintenant.

Maintenir l’agilité législative (SGG), c’est vital.

Éviter les initiatives séquentielles, nos habitudes de dernières minutes et nos réflexes Wait and see.

Pour réussir un tel niveau de mobilisation, il faut absolument se munir d’une feuille de route crédible et précise : Réformes structurelles (priorisées) et un plan de relance significatif (Injection financières massive mais bien ciblée). 

Oser assumer un autre calendrier électoral (la crise durera au-delà de 2020 et 2021) afin de maintenir un front intérieur uni et probablement un reprofiling de certains membres du gouvernement qui ne semblent pas être en phase avec la prochaine séquence d'une relance économique massive.

Pour résumer : Un Leadership, une même partition, une bonne répartition des rôles, mais tous en mouvement dans le cadre d’une planification stratégique, bien établie, consensuelle et multicanales.