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Cabinet Royal : la non-reconduction du mandat de la Minurso signifie clairement que sa présence devrait cesser dans les prochains jours.
« La non-reconduction de la Minurso devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour. Dès lors, les réunions statutaires périodiques du Conseil consacrées au Sahara marocain, les rapports du Secrétaire général des Nations Unies y afférents et les briefings de son Envoyé personnel, n’auraient plus lieu d’être. » (Cabinet Royal)
Le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté, vendredi 30 octobre, deux projets de résolution concurrents sur le Sahara marocain, présentés respectivement par les États-Unis et la Russie. Ce blocage inédit laisse la MINURSO sans renouvellement de mandat, à la veille de son expiration, le 31 octobre. Le texte américain, soutenu par 11 membres, prévoyait de faire du plan d’autonomie marocain l’unique base des négociations, de rebaptiser la MINURSO en MINUSO et de réduire progressivement sa composante militaire. La Russie a opposé son veto, tandis que la Chine, le Pakistan et la Somalie se sont abstenus. Moscou proposait une prolongation d’un an du mandat actuel, sans modification des missions ni du cadre politique. Ce second texte n’a recueilli que trois voix favorables, contre onze abstentions et une opposition américaine. Face à ce double blocage, le Cabinet Royal a rendu un communiqué qui souligne que « la non-reconduction du mandat de la Minurso signifie clairement que la présence de cette Mission dans les provinces du sud du Royaume, notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours. C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée », précise le communiqué dont voici le texte.
"Le mandat de la Minurso n’a pas été reconduit par le Conseil de sécurité des Nations Unies lors de sa réunion de ce jour, 30 octobre 2026.
Il s’agit d’une évolution importante et d’un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies.
Ce développement majeur coïncide avec la célébration de la fête de l’Unité, décrétée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, pour incarner la rupture dans la gestion de ce dossier, passant d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres.
Ainsi, la non-reconduction du mandat de la Minurso signifie clairement que la présence de cette Mission dans les provinces du sud du Royaume, notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours.
C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée. Héritée d’un contexte anachronique et révolu, cette Mission a longtemps constitué un instrument d’internationalisation du différend régional relatif au recouvrement légitime par le Royaume du Maroc de ses provinces sahariennes.
En outre, la non-reconduction de la Minurso devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour. Dès lors, les réunions statutaires périodiques du Conseil consacrées au Sahara marocain, les rapports du Secrétaire général des Nations Unies y afférents et les briefings de son Envoyé personnel, n’auraient plus lieu d’être.
Le processus politique onusien, qui a été marqué malheureusement par les tergiversations des autres parties, leur entêtement à créer le blocage et à faire perdurer le statu quo, se trouve ainsi suspendu. Des actions similaires seront également menées prochainement au sein des autres organes de l’ONU.
Tout en marquant sa satisfaction de cette évolution, le Maroc demeure fermement attaché au cessez-le-feu, dans le strict respect de son intégrité territoriale, de sa sécurité nationale et de la quiétude de ses citoyens.
Par ailleurs, la dynamique internationale lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu Le préserve, se poursuivra, aux niveaux bilatéral et régional. Elle a d’ores et déjà permis de capitaliser des soutiens importants, puisque plus des deux tiers des membres de l’ONU, y compris des membres permanents du Conseil de sécurité et les puissances influentes, appuient clairement l’autonomie, sous souveraineté marocaine, comme seul cadre de solution pour régler ce différend régional".