Mohammed VI, fier de sa marocanité et des réalisations du Maroc, désigne le cap - Par Talaâ Saoud Al Atlassi

Mohammed VI, fier de sa marocanité et des réalisations du Maroc, désigne le cap - Par Talaâ Saoud Al Atlassi

Le Souverain conduit les affaires du pays avec une vision historique. Il a imprimé à son règne un projet de réforme et de modernisation inscrit dans la durée, profond et global. Ce projet produit des résultats tangibles dans la vie du Maroc et des Marocains, dans les acquis géostratégiques du pays comme dans les leviers sociaux et économiques dont les effets sont perceptibles à l’intérieur de ses frontières et au-delà.

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Dans son discours du 9 octobre à l’ouverture de la nouvelle année législative, le roi Mohammed VI a associé la fierté des réalisations du Maroc à l’exigence de renouveler son modèle de développement. Place de la jeunesse, justice sociale, développement territorial et partenariat avec l’Espagne : autant de sujets dans lesquels Talaa Saoud Al Atlassi voit s’exprimer une même volonté de consolider les acquis tout en corrigeant les insuffisances.

Talaa Saoud Al Atlassi

Un rendez-vous constitutionnel qui donne toute sa portée à la politique

Le roi Mohammed VI a ouvert la nouvelle année législative, conformément aux dispositions de la Constitution du Royaume. Ce rendez-vous annuel, politique et national, revêt pour les Marocains un momentum particulier : il consacre la référence démocratique et constitutionnelle dans le fonctionnement des institutions qui gouvernent le pays. C’est un moment où la politique retrouve la profondeur, l’utilité et la solennité qui lui reviennent.

Le 9 octobre, les Marocains avaient ainsi rendez-vous avec le discours constitutionnel du Souverain, prononcé à l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire marquant également le début d’une nouvelle législature de la Chambre des représentants. Le peu d’intérêt qu’avait suscité la campagne électorale a laissé place à une préoccupation nationale, entre enthousiasme et attente, quant aux suites politiques du scrutin : la recomposition du paysage partisan marocain et la possibilité de voir le gouvernement prendre plus largement en charge les aspirations et les attentes du peuple.

Une fierté qui oblige à poursuivre les réformes

Le Souverain marocain conduit les affaires du pays avec une vision historique. Il a imprimé à son règne un projet de réforme et de modernisation inscrit dans la durée, profond et global. Ce projet produit des résultats tangibles dans la vie du Maroc et des Marocains, dans les acquis géostratégiques du pays comme dans les leviers sociaux et économiques dont les effets sont perceptibles à l’intérieur de ses frontières et au-delà.

Le Maroc suscite une attention soutenue de la part de nombreux acteurs : la plupart lui sont amicaux, quelques-uns lui sont farouchement hostiles. Il lui appartient de préserver l’amitié des premiers et de déjouer à la source les manœuvres des seconds.

Dans son discours d’ouverture de la nouvelle année législative, Mohammed VI place au fondement de ses orientations la fierté du Maroc : celle de son histoire séculaire, de l’enracinement de son système monarchique et des réalisations accomplies dans tous les domaines, qui en ont fait une puissance économique émergente. Ces acquis doivent être orientés de manière à faire de la croissance économique un levier de justice sociale.

Le discours de Mohammed VI se distingue par la sérénité du sage, qui conjugue la reconnaissance des réalisations marocaines et la fierté qu’elles inspirent à un examen des difficultés et des obstacles qui empêchent de les traduire en avancées sociales concrètes.

C’est là l’attitude d’un dirigeant qui porte un projet historique de réforme et de modernisation : il s’arrête sur ce qu’il considère comme des déviations, sur les imperfections qui s’y sont greffées ou sur les corrections que son parcours exige.

Le Souverain a ainsi insisté sur le nécessaire du renouvellement des priorités du développement marocain, en y intégrant « les domaines de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’essor industriel, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle ». Il s’agit de moderniser le modèle de développement marocain et de l’adapter aux besoins réels de l’ensemble de la société, particulièrement de la jeunesse.

La jeunesse et les territoires au cœur du développement

En ce moment constitutionnel qui renouvelle la pratique démocratique marocaine, le Roi a attiré l’attention sur la place centrale des questions de jeunesse dans le projet de développement du pays.

Faire confiance aux capacités des jeunes doit renforcer leur confiance dans leur patrie. Il faut aussi faciliter leur participation à l’ambition marocaine de développement et de progrès civilisationnel, à travers des politiques publiques qui reconnaissent le besoin des énergies de la jeunesse dans la dynamique sociale, garantissent aux jeunes leurs droits de citoyens et leur donnent les moyens, autant que l’envie, d’assumer leurs devoirs envers la société.

Les orientations du discours royal aux représentants de la nation embrassent tous les domaines, particulièrement les questions sociales liées au développement, de sa concrétisation territoriale et régionale à sa dimension nationale.

Le Souverain a souligné les dommages causés par les dysfonctionnements, les retards ou les insuffisances dans la réalisation des objectifs et des orientations fondamentales du développement. Sont notamment concernés le développement intégré dans le cadre de la régionalisation avancée et la mise en œuvre de la déconcentration administrative. Ces défaillances empêchent avant tout de répondre aux besoins réels des citoyens et entravent, par conséquent, la mise en place des structures opérationnelles nécessaires à l’essor du développement.

Il s’agit d’un discours programmatique global, porté par un dirigeant qui examine ses réalisations et en proclame la fierté, tout en leur accordant l’attention indispensable pour les corriger et les faire fructifier. Il entend leur insuffler de la vitalité et en prévenir l’essoufflement comme les insuffisances.

L’Espagne, un partenariat fondé sur le libre choix

Suivant la même démarche, le Roi du Maroc s’est adressé clairement aux acteurs concernés par la question migratoire en Espagne. Il a mis en avant les progrès importants du partenariat avec ce pays dans de nombreux domaines, notamment la lutte contre l’immigration irrégulière.

Mais il a également affirmé sans détour que « le partenariat est un choix politique et un engagement volontaire, et ne saurait jamais faire l’objet de pressions, de menaces ou de chantage ». Le patriotisme marocain, ouvert, réaliste et lucide, s’est ici exprimé pleinement.

Le Souverain avait auparavant souligné que le modèle actuel de lutte contre l’immigration irrégulière et de traitement de cette question était devenu dépassé, en raison de pratiques espagnoles qui ont des qualifications juridiques précises et ne contribuent pas à une réponse adéquate au phénomène. Il a toutefois porté la réflexion à un autre niveau en annonçant que le Maroc présenterait à ses partenaires un document stratégique jetant les bases d’une nouvelle forme de partenariat.

Mohammed VI a commencé son discours en exprimant sa fierté d’être marocain. Il a donné une traduction concrète à cette fierté en appelant à rectifier la trajectoire des réformes et du développement du pays. Il l’a enfin mise en pratique, avec la fermeté nécessaire et la souplesse requise, dans la construction et la conduite des partenariats du Maroc, au service de son projet de développement et face aux défis communs.

Tel est Mohammed VI : fier du Maroc qu’il conduit. Les Marocains lui rendent cette fierté, dans une marche qui vise à relever les défis du développement et à donner à l’avenir de nouvelles raisons d’être fiers.

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