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Avec 25,8 millions de quintaux,Casablanca-Settat confirme son statut de principal bassin céréalier du Maroc
Le programme d’emblavement a été réalisé dans son intégralité sur une superficie totale de 852.555 hectares. Cette superficie se répartit entre 349.585 hectares consacrés au blé tendre, 241.350 hectares au blé dur et 261.620 hectares à l’orge.
La région de Casablanca-Settat devrait produire près de 25,8 millions de quintaux de céréales au titre de la campagne agricole 2025-2026, soit 28,6 % de la production nationale prévisionnelle. Portée par des précipitations abondantes et une amélioration notable des conditions hydriques, la région s’impose une nouvelle fois comme le principal pôle céréalier du Royaume, avec des perspectives favorables pour les agriculteurs et les filières agricoles.
Une récolte attendue à près de 26 millions de quintaux
La campagne agricole en cours s’annonce particulièrement favorable dans la région de Casablanca-Settat. Selon les estimations de la Direction régionale de l’Agriculture, la production céréalière devrait atteindre environ 25,8 millions de quintaux, représentant près de trois quintaux sur dix produits à l’échelle nationale.
Le programme d’emblavement a été réalisé dans son intégralité sur une superficie totale de 852.555 hectares. Cette superficie se répartit entre 349.585 hectares consacrés au blé tendre, 241.350 hectares au blé dur et 261.620 hectares à l’orge.
Ces chiffres confirment le poids stratégique de la région dans la sécurité alimentaire nationale et son rôle historique de grenier agricole du Royaume.
La province de Settat demeure la locomotive du secteur avec 319.500 hectares emblavés. Elle est suivie par la zone relevant de l’Office régional de mise en valeur agricole du Doukkala, qui totalise plus de 244.000 hectares cultivés.
Les provinces de Berrechid, Benslimane et El Jadida complètent ce dispositif agricole, tandis que la zone relevant de la Direction provinciale de l’agriculture de Casablanca contribue également à l’effort de production régionale.
Settat et les Doukkala en tête de la production
Les prévisions de récolte placent la province de Settat au premier rang régional avec une production attendue de près de 10,4 millions de quintaux.
Cette performance s’explique à la fois par l’étendue des superficies cultivées et par les bonnes conditions climatiques enregistrées durant la saison.
La province de Sidi Bennour devrait occuper la deuxième position avec une récolte estimée à environ 4 millions de quintaux. La présence de périmètres irrigués et l’importance des terres agricoles expliquent en grande partie cette performance.
Les provinces d’El Jadida et de Berrechid devraient également enregistrer des résultats significatifs, avec respectivement près de 3,9 et 3,8 millions de quintaux.
Du côté de Benslimane, la production est estimée à environ 2,6 millions de quintaux, tandis que la zone relevant de la Direction provinciale de l’agriculture de Casablanca devrait atteindre près de 1,1 million de quintaux.
Ces prévisions témoignent d’une dynamique agricole favorable à l’ensemble du territoire régional.
Des pluies abondantes qui changent la donne
L’un des principaux facteurs expliquant ces perspectives positives réside dans l’amélioration spectaculaire de la situation pluviométrique.
Depuis le début de la campagne, la région a bénéficié d’importantes précipitations qui ont contribué à relancer les cultures et à renforcer les ressources hydriques.
Le cumul pluviométrique régional a atteint environ 512 millimètres. Ce niveau représente une hausse de 104 % par rapport à la campagne précédente et dépasse de 59 % la moyenne annuelle habituelle.
Cette amélioration a eu des répercussions directes sur les rendements agricoles, la qualité des cultures et l’état général des parcours destinés à l’élevage.
Les précipitations ont également contribué à améliorer la recharge des nappes et à renforcer les réserves hydriques nécessaires à la poursuite des activités agricoles.
Pour les professionnels du secteur, cette campagne marque un net contraste avec les années précédentes, marquées par des épisodes de sécheresse ayant pesé sur les rendements et les revenus agricoles.
Des agriculteurs confiants à l’approche de la moisson
Sur le terrain, les premiers retours des agriculteurs confirment l’amélioration générale des conditions de production.
Dans la province d’El Jadida, plusieurs exploitants se déclarent satisfaits du développement des cultures et des perspectives de récolte. Beaucoup espèrent que l’abondance attendue de la production permettra également une détente des prix des fourrages et de la paille, fortement recherchés par les éleveurs.
Les opérations de récolte ont déjà commencé dans certaines zones avec l’orge et le blé tendre. Les professionnels de la moisson soulignent que les conditions actuelles sont favorables et que les équipements nécessaires sont disponibles pour couvrir les importantes superficies cultivées.
Selon les opérateurs du secteur, le coût de la moisson mécanisée oscille actuellement entre 600 et 700 dirhams par hectare.
Au-delà des volumes attendus, les agriculteurs mettent également en avant l’amélioration de la qualité des cultures. Cette situation devrait contribuer à alléger une partie des charges supportées au cours de la campagne et à renforcer les disponibilités en aliments pour le bétail.
Afin d’accompagner cette phase décisive, les services techniques de la Direction régionale de l’Agriculture poursuivent leurs interventions auprès des exploitants. Le suivi des stades de maturité des cultures, les conseils relatifs à la récolte ainsi que les recommandations concernant le stockage figurent parmi les actions menées sur le terrain.
L’objectif est de préserver la qualité de la production, de limiter les pertes post-récolte et d’optimiser les rendements d’une campagne qui s’annonce comme l’une des plus prometteuses de ces dernières années pour la région de Casablanca-Settat.