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La Banque mondiale engage un partenariat de dix ans avec le Maroc pour soutenir l’emploi et la croissance
La nouvelle feuille de route s’inscrit dans une perspective de dix ans, avec l’ambition d’accompagner une transformation économique de long terme. Elle repose sur une vision commune visant à faire évoluer le modèle de croissance marocain vers une économie davantage portée par l’investissement privé, créatrice d’emplois de qualité et plus résiliente face aux défis économiques et climatiques.
Le Groupe de la Banque mondiale a dévoilé un nouveau Cadre de partenariat de dix ans avec le Maroc destiné à accompagner la prochaine phase de développement du Royaume. Alignée sur le Nouveau modèle de développement, cette stratégie vise à accélérer la création d’emplois, renforcer le rôle du secteur privé et promouvoir une croissance plus inclusive, compétitive et résiliente grâce à une combinaison de financements, d’expertise technique et de mobilisation de capitaux privés.
Un partenariat de long terme centré sur la transformation économique
Le nouveau Cadre de partenariat-pays (CPF) marque une nouvelle étape dans les relations entre le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale, qui collaborent depuis plus de 65 ans. Au fil des décennies, cette coopération a accompagné les grandes transformations du Royaume, depuis les investissements dans les infrastructures et l’agriculture jusqu’aux réformes de l’éducation, de la santé et de la protection sociale.
Cette nouvelle feuille de route s’inscrit dans une perspective de dix ans, avec l’ambition d’accompagner une transformation économique de long terme. Elle repose sur une vision commune visant à faire évoluer le modèle de croissance marocain vers une économie davantage portée par l’investissement privé, créatrice d’emplois de qualité et plus résiliente face aux défis économiques et climatiques.
La création d’emplois constitue l’objectif transversal de ce partenariat, avec une attention particulière portée aux jeunes, aux femmes et aux territoires. Citée dans le communiqué, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a souligné que ce nouveau cadre se distingue par son caractère structurant, en réunissant financements publics et privés, connaissances et réformes autour d’une vision commune pour l’avenir du Royaume.
Selon elle, cette approche permettra de poser les bases d’une croissance plus inclusive en favorisant l’insertion professionnelle des jeunes, le renforcement de l’emploi féminin et le développement équilibré des espaces urbains et ruraux.
Trois priorités pour renforcer la compétitivité et le capital humain
Le partenariat s’articule autour de trois axes stratégiques. Le premier vise à améliorer la compétitivité de l’économie marocaine en réduisant les contraintes réglementaires, en renforçant la concurrence et en facilitant l’accès au financement, notamment pour les petites et moyennes entreprises.
Le deuxième axe concerne le développement de territoires plus connectés et plus inclusifs. L’objectif est de réduire les disparités géographiques, d’améliorer l’accès aux marchés, aux infrastructures et aux services publics, aussi bien dans les villes que dans les zones rurales.
Le troisième pilier est consacré au renforcement du capital humain. Il prévoit un accompagnement des réformes de l’éducation, de la généralisation de la couverture sanitaire et de l’extension de la protection sociale, considérées comme des leviers essentiels pour améliorer la qualité de vie et soutenir une croissance durable.
La Banque mondiale souligne que cette stratégie privilégiera des résultats concrets et mesurables. Les progrès seront évalués à travers des indicateurs portant notamment sur le nombre d’emplois créés, les investissements privés mobilisés, l’amélioration de l’accès aux soins et à une éducation de qualité, ainsi que le renforcement de la résilience des populations les plus vulnérables face aux chocs climatiques.
Pour atteindre ces objectifs, le Groupe de la Banque mondiale mobilisera l’ensemble de ses instruments, combinant prêts, expertise technique et financement du secteur privé.
Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient - Afrique du Nord (MENA), Afghanistan et Pakistan, Ousmane Dione, a estimé que le Maroc avait réalisé des progrès remarquables et que son Nouveau modèle de développement constituait une référence. Selon lui, l’adoption d’un partenariat sur dix ans traduit la volonté d’accompagner une transformation structurelle dépassant les cycles habituels des projets.
De son côté, le vice-président d’IFC pour l’Afrique, Ethiopis Tafara, a souligné le dynamisme de l’économie marocaine et annoncé un renforcement du soutien au développement des marchés, à la mobilisation des capitaux privés et à la croissance des entreprises afin de favoriser la création d’emplois.
La MIGA, représentée par son vice-président et directeur financier Ed Mountfield, entend également contribuer à cette dynamique en utilisant ses garanties pour réduire les risques liés aux investissements et attirer davantage de capitaux privés vers le Maroc, avec l’objectif de consolider un modèle de croissance durable fondé sur le secteur privé.