Législatives 2026 : Le PAM vise une position lui permettant de mettre en œuvre son programme et d’en assumer pleinement la responsabilité

Législatives 2026 : Le PAM vise une position lui permettant de mettre en œuvre son programme et d’en assumer pleinement la responsabilité

La coordinatrice de la direction collégiale du PAM, Fatima Zahra El Mansouri (Photo Abdel Majid Bziouat / AFP)

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À l’occasion de la campagne électorale pour l’élection des membres de la Chambre des Représentants, prévue le 23 septembre, l'Agence marocaine Maghreb Arabe Presse (MAP) diffuse une série d’entretiens avec les leaders et les dirigeants des partis politiques participant à ces échéances. La programmation de ces contenus se fera selon un ordre chronologique établi sur la base de la date de réalisation des entretiens avec les leaders des partis, fixée en fonction de leurs disponibilités et agendas. Quid.ma, les relaye au fur et à mesure de leur publication par MAP.

Marrakech - Le Parti authenticité et modernité (PAM) ambitionne, pour les prochaines élections législatives, d’occuper une position lui permettant de mettre en œuvre son programme et d’en assumer pleinement la responsabilité, a affirmé la coordinatrice de la direction collégiale du parti, Fatima Zahra El Mansouri.

 Dans un entretien accordé à la MAP, Mme El Mansouri a indiqué que l’ambition de son parti est de gagner la confiance des Marocains et d’occuper la position qui lui permettra de mettre en œuvre son programme, tout en assumant pleinement la responsabilité.

 “Le véritable enjeu pour le parti consiste également à gagner la confiance des citoyens, notamment des jeunes qui attendent beaucoup de la politique et des partis politiques”, a-t-elle poursuivi, considérant qu’il est de la responsabilité du parti de redonner à l’action politique son véritable sens, fondé sur l’écoute, la proximité, le service du citoyen, la capacité à obtenir des résultats et à faire en sorte que la responsabilité aille de pair avec la reddition des comptes.

 Le PAM a accumulé une expérience dans l’exercice des responsabilités dans les communes, les régions, le parlement et le gouvernement, et vise à occuper une position permettant d’infléchir la trajectoire et de porter le changement, a-t-elle fait valoir, soulignant la nécessité d’une convergence dans l’action politique.

 S’agissant des préparatifs du parti pour les échéances législatives, Mme El Mansouri a noté que le PAM avait entamé ces préparatifs il y a quelque temps à plusieurs niveaux, notamment au sein du comité électoral, qui oeuvre depuis environ 15 mois à l’évaluation des données dans l’ensemble des circonscriptions électorales, ainsi que des profils et des compétences.

 "Le but est de sélectionner le candidat le plus à même de représenter le parti dans chaque circonscription, afin d’offrir aux citoyens une meilleure représentation", a-t-elle expliqué.

 Le parti a ouvert ses portes aux compétences, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes issus de différentes régions et de différents domaines, a poursuivi Mme El Mansouri, ajoutant que le programme électoral, qui a été élaboré par l’académie du PAM, a été débattu au sein des différentes structures du parti, avant d’être présenté au Conseil national.

 Et de préciser qu’une dynamique d’écoute et de communication de terrain a aussi été menée, particulièrement avec les jeunes, afin de s’informer de près de leurs préoccupations et de formuler des réponses adaptées.

 Pour ce qui est du programme électoral du parti, celui-ci repose sur cinq chartes et 20 engagements susceptibles d’être mis en œuvre et de faire l’objet d’un suivi et “non sur une longue liste de promesses”, a insisté la coordinatrice nationale de la direction du PAM.

 Parmi les grandes priorités de ce programme, figure l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens, en allouant 150 milliards de dirhams à ce volet sur une période de cinq ans, a-t-elle indiqué, évoquant aussi la nécessité de permettre aux jeunes de bénéficier de l’éducation et de la formation et d’accéder au marché du travail, l’ultime objectif étant de construire une vie autonome garantissant leur dignité.

 Il est en outre question de concrétiser la notion d’État social sur le terrain afin que le citoyen puisse en ressentir concrètement les impacts dans sa vie quotidienne, a relevé Mme El Mansouri, citant d’autres enjeux liés à la sécurité hydrique, énergétique, alimentaire et scientifique, ainsi qu’à la croissance et à la durabilité.

 "Le financement de toute politique sociale ne peut avoir lieu sans une économie solide, une création durable de richesse et des opportunités d’emploi", a-t-elle conclu.

Questions à la coordinatrice de la direction collégiale du PAM, Fatima Zahra El Mansouri

 Dans un entretien accordé à la MAP, Mme El Mansouri est revenue sur les principaux enjeux du PAM dans cette échéance électorale, ses préparatifs et les grandes lignes de son programme.

   Quels sont les enjeux du PAM dans ces élections ?   À mon sens, le parti ne mise pas seulement sur le nombre de sièges qu’il obtiendra. Chaque parti qui se présente aux élections législatives ambitionne d’obtenir un résultat important lui permettant d’assumer des responsabilités, et c’est également l’ambition du PAM.

 Notre principal enjeu est de gagner la confiance des citoyens, notamment celle des jeunes, qui attendent beaucoup de la politique et des partis politiques.

 Notre responsabilité consiste à redonner à la politique son véritable sens, fondé sur l’écoute, la proximité, le service du citoyen, ainsi que la capacité à obtenir des résultats et à faire en sorte que la responsabilité aille de pair avec la reddition des comptes.

 Le PAM a accumulé une expérience pour ce qui est de l’exercice des responsabilités dans les communes, les régions, le parlement et le gouvernement. Cette expérience démontre que "la gestion des affaires publiques ne se résume pas à des paroles".

 Par conséquent, l’ambition du parti est claire et consiste à gagner la confiance des Marocains et à occuper la place qui nous permettra de mettre en œuvre notre projet, tout en assumant pleinement la responsabilité.

 Le changement de trajectoire suppose que le parti occupe une position politique lui permettant de conduire le changement. Aujourd’hui, le Maroc a besoin d’une convergence dans l’action.

   Comment le PAM se prépare-t-il à ces échéances législatives ?

Les préparatifs du parti ont commencé il y a quelque temps et se sont déployés à plusieurs niveaux. Au niveau organisationnel, le PAM dispose d’un comité électoral qui œuvre depuis environ 15 mois à l’évaluation des données dans l’ensemble des circonscriptions électorales, ainsi que des profils et des compétences afin de sélectionner le candidat le plus approprié pour représenter le parti dans chaque circonscription. Le but est d’offrir aux citoyens la meilleure représentation possible.

 Deuxièmement, le parti a ouvert ses portes aux compétences, et je suis convaincue de la nécessité, pour un parti politique, de ne pas craindre les compétences. Au contraire, il doit rechercher ces compétences parmi des hommes et des femmes issus de différentes régions et de différents domaines.

 Troisièmement, nous avons travaillé sur le programme électoral. Celui-ci n’est pas préparé à la dernière minute. L’académie du PAM y a travaillé et il a été débattu au sein des différentes structures du parti avant d’être présenté au Conseil national.

 Parallèlement, une dynamique d’écoute et de communication de terrain a été menée tout au long de cette période, surtout auprès des jeunes.

 Le programme électoral ne peut pas être élaboré depuis le centre et être imposé aux citoyens, mais nécessite une communication avec ces derniers, leur écoute et la connaissance de leurs préoccupations afin de pouvoir formuler des réponses adaptées.

 Ainsi, pour le PAM, la préparation à ces élections repose sur quatre éléments, à savoir l’organisation, les compétences, le programme et le travail de terrain.   3. Quelles sont les priorités du parti dans son programme électoral ?   Le programme du PAM repose sur cinq chartes et 20 engagements susceptibles d’être mis en œuvre et de faire l’objet d’un suivi. L’idée principale est de ne pas présenter une longue liste de promesses, mais nous visons à présenter des engagements que nous sommes en mesure de tenir auprès des citoyens.

 Parmi les principales priorités, il y a le pouvoir d’achat, car le citoyen évalue aujourd’hui les politiques publiques à travers sa vie quotidienne (prix, salaire, impôt sur le revenu, pension…). C’est pourquoi le pouvoir d’achat constitue la première charte du programme.

 Dans la version présentée du programme, 150 milliards de dirhams ont été alloués à ce volet, sur une durée de cinq ans.

 La deuxième priorité concerne les jeunes. On ne peut imaginer un projet pour le Maroc du futur si une partie des jeunes n’est pas scolarisée, ne bénéficie pas de formations ou n’est pas insérée dans le monde professionnel.

 Nous considérons que les jeunes méritent de bénéficier d’un parcours clair qui commence par l’éducation, en passant par la formation et l’accès au marché du travail, avant de construire une vie autonome et de vivre avec dignité.

 La troisième priorité est de permettre au citoyen de concrètement ressentir la notion de citoyenneté dans sa vie quotidienne, notamment à l’hôpital, à l’école, au travail, au logement et au sein de l’administration. Pour le PAM, l’État social ne doit pas être une notion théorique, mais le citoyen doit en ressentir les effets sur sa vie.

 Il existe d’autres enjeux liés à la sécurité hydrique, énergétique, alimentaire et scientifique, ainsi qu’à la croissance et à la durabilité. On ne peut financer une politique sociale sans une économie solide, une création durable de richesse et les opportunités d’emploi.

 Notre programme rassemble tous ces domaines dans les chartes de citoyenneté, de sécurité, de croissance et de durabilité.

 Pour conclure, le programme électoral n’est pas un livre qui finit dans les rayons d’une bibliothèque dès que les élections prennent fin. Il s’agit d’un contrat de cinq ans avec le citoyen, fondé sur la présentation des engagements du parti, les moyens de mettre en œuvre son programme et l’obligation de rendre des comptes.