Le Maroc et le Danemark parlent Moudawana

5437685854_d630fceaff_b-
1
Partager :

couv-canada

Des juristes se sont livr?s ? un regard crois? sur l'acc?s des femmes ? la justice, avec un accent sur les d?fis? et contraintes pos?s aux ressortissantes marocaines vivant ? travers le monde.

Dans le cadre d'un projet de partenariat en place depuis 2006 entre le Maroc et le Danemark, un panel de juristes, juges, universitaires et militants? associatifs des deux pays s'est livr?, le 4 et 5 d?cembre, ? un regard crois? sur l'acc?s des femmes ? la justice, avec un accent particulier sur les d?fis? et contraintes pos?s aux ressortissantes marocaines vivant ? travers le monde.

Des proc?dures du mariage aux voies de? recours en cas de divorce jusqu?au poids de la tradition et des us et coutumes aux? normes r?gissant la succession en passant par la garde des enfants et le r?le des consulats? dans l'assistance juridique, la Moudawana a fait l'objet d'un? d?bat de fond ? Copenhague. Incontestablement l'un des codes de la famille les plus progressistes dans? le monde arabo-musulman, la Moudawana n'en demeure pas moins insuffisamment assimil?e parfois, ce qui pose la question de l'acc?s aux droits notamment pour? les femmes. Livrant les grandes lignes d'une analyse qui fait le bilan des dix ans? depuis l'entr?e en vigueur du code de la famille en 2004, la juriste marocaine Leila Hanafi s'est en particulier focalis?e sur les barri?res? sociales et institutionnelles qui limitent encore, selon elle, la capacit? des? femmes ? exercer pleinement leurs droits. Au-del? des particularit?s d'un pays d'accueil ? l'autre, le manque, voire? parfois, l'absence de sensibilisation aux dispositions de la Moudawana aupr?s? de la communaut? marocaine ? l'?tranger, est la source de bien des d?ficiences,? dysfonctionnement voire d'abus, ont confirm? trois autres intervenantes ayant? bross? le tableau de la situation dans leurs pays respectifs de r?sidence: le

Dans un ?change fort instructif, les juges repr?sentants plusieurs tribunaux? du Royaume ont mis l'accent sur l'engagement sans faille de l'autorit?? judiciaire pour une application ?quitable des dispositions de la Moudawana dans? le sens de la protection de la famille, dont les droits de la femme constituent? la pierre angulaire. Le panel consacr? ? la r?conciliation et ? la m?diation, aussi utile? qu'efficace pour r?sorber la dislocation des familles provoqu?es par le? divorce, a servi d'opportunit?s pour une approche comparative entre les? exp?riences conduites dans ce sens au Maroc et au Danemark. Parmi les intervenants figuraient Nadia Mzaouir, juge ? la Cour sociale de? Casablanca, Hamid Fadli, pr?sident du tribunal de premi?re instance de? Chefchaouen et Leise Dollner, consultante en d?veloppement, pour laquelle le? partenariat maroco-danois dans ce domaine est exemplaire. Le d?bat dans la capitale danoise fait suite ? une conf?rence organis?e l'an? dernier ? Rabat sur une d?cennie de mise en ?uvre du nouveau code de la famille? au Maroc.